jeudi 4 décembre 2025



Jean‑Paul Marcheschi

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Jean‑Paul Marcheschi – Un artiste entre ombre, feu et mémoire

Jean‑Paul Marcheschi est né à Bastia en 1951 et travaille aujourd’hui principalement à Paris . Formé aux Arts décoratifs de Nice et à l’Institut d’art et d’archéologie à Paris, il dirige une carrière artistique riche, soutenue par des diplômes en histoire de l’art

Une démarche dominée par le feu

Depuis les années 1980, Marcheschi délaisse le pinceau traditionnel pour le feu. Sa technique maîtresse — le « pinceau de feu » — consiste à faire brûler des feuilles de papier ou des toiles avec des flammes, de la cire et de la suie : une forme de dripping effectué au flambeau. Cette approche radicale donne naissance à des œuvres intenses, où la texture noire et fumeuse dialogue avec des écritures manuscrites, des formes incertaines et une atmosphère presque archéologique (Musée de Préhistoire Île-de-France).

Thèmes et influences

Le feu, la fumée et la suie sont l’essence de son art. L’artiste puise dans deux sources principales :

  • L’art pariétal préhistorique, tant par la technique (utilisation du feu et des pigments naturels) que par la portée symbolique
  • La littérature classique, notamment la Divine Comédie de Dante, qui guide ses œuvres vers une imagerie de ténèbres, d’abîmes, de feu et d’ombres

Son univers artistique oscille entre obscurité et lumière, comme si la création devait naître de la confrontation entre ces deux extrêmes .

Œuvres et expositions remarquables

  • “Les Fastes” (2009) : exposition au musée de Préhistoire d’Île-de-France à Nemours. Marcheschi y présente sculptures en cire, corbeaux, sangliers et grands formats où la suie et la cire servent à créer des scènes entre réel et onirique (Musée de Préhistoire Île-de-France).
  • “Abîmes, Abysses” (2015) à Bastia : catalogue publié lors de son exposition au Palais des Gouverneurs. On y lit que ses œuvres évoquent une « cosmologie abyssale » et une « beauté de l’obscur » en résonnance avec une identité méditerranéenne (musee.bastia.corsica).
  • Musée Rodin, Paris (2020…) : intégration de ses œuvres « Riveder le stelle », « La forêt des suicidés » et « Marsyas » dans les collections permanentes aux côtés de Barthélémy Toguo et Li Xin
  • Autres lieux : station de métro Carmes à Toulouse (voie lactée), Capitole de Toulouse (décor pour L’Oiseau de feu), musée Ziem (Martigues), FRAC et musées régionaux .

Publications et écrits

Marcheschi a également beaucoup écrit sur des peintres qu’il admire : Piero della Francesca, Goya, Cézanne, Rodin, Picasso, Twombly, etc. Parmi ses publications :

  • Nocturne (1985–1991), avec une préface de Renaud Camus
  • Le Livre du Sommeil (2001, rééd. 2013)
  • Les Fastes (2009), avec un texte du poète Jacques Roubaud.

Style et singularité

Jean‑Paul Marcheschi crée un art à la fois primitif et contemporain :

  • Technique originale : utilisation du feu comme médium principal, au-delà de la peinture classique.
  • Dimension poétique : seine d’influences littéraires, historiques et mythologiques.
  • Qualité immersive : ses pièces produisent une ambiance dense, faite de matières, de ténèbres et de lumière, invitant à un voyage intérieur.

En résumé

Jean‑Paul Marcheschi est un artiste corse engagé dans une quête créative forte et singulière, où le feu devient médium, la suie matière, et la plume littéraire un révélateur. Son œuvre, nourrie par l’archéologie, la poésie et la mythologie, explore l’obscur pour en faire émerger une beauté brute, souvent confrontée aux figures de l’ombre et de la lumière.

Pour en savoir plus sur son parcours, ses œuvres et ses écrits, vous pouvez consulter son site officiel : www.marcheschi.fr.

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